Il y a 2 heures
31/08/2011
deux heures en apesanteur (615)
La France des années Giscard, une deux-chevaux, un bouquet de marguerites, la douce Jeanne Goupil et c'est parti pour le contre-pied parfait : on s'attendait à une comédie et on tombe sur un drame - la déchéance d'une grande naïve, un truc bizarre, inclassable, déstabilisant, douloureux. Courageux, aussi.
deux heures en apesanteur (614)
A voir pour se souvenir qu'Audiard n'a pas toujours volé très haut et que Sophie Daumier était bien jolie.
Sinon, un rythme enlevé et de bons seconds rôles sauvent une histoire un peu naze. Du coup, on a tenu bon jusqu'à la fin en essayant de ne point baîller trop fort.
Sinon, un rythme enlevé et de bons seconds rôles sauvent une histoire un peu naze. Du coup, on a tenu bon jusqu'à la fin en essayant de ne point baîller trop fort.
30/08/2011
deux heures en apesanteur (613)
— Si.
— Ben alors, pourquoi tu veux une autre femme avec nous ?
— On s'rait encore mieux.
— Tu crois ?
— On peut essayer.
— Et un autre homme ?
— Ah non, pas question.
— Mais pourquoi ? Y a pas d' raison. Si y a une autre femme, y peut bien y avoir un autre homme...
— Tu pourrais me tromper ?
— Si tu me le demandes gentiment, oui.
la mémoire photographie (2202)
le mak, Londres, été 2011.
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deux heures en apesanteur (612)
On aime bien Corneau, Giovanni et le premier film, mais là, rien à faire : c'est tellement apprêté, tellement stylisé, tellement figé qu'on ne vibre guère. Malgré un a priori très favorable et une brochette de beaux acteurs, rien à faire, le deuxième souffle s'est changé en gros soupir.
une bibliothèque en désordre (205)
Ulysse Gogaîlle n'avait jamais rien fait de ses dix doigts, pas même la guerre de 14. Ses trois frères, ayant participé au miracle de la Marne, en furent tant et tant sidérés "qu'ils n'en sont jamais revenus, expliquait Gogaîlle en concluant : Paix à leur âme, mais ce n'est pas grave. Ils étaient assez cons, si mes souvenirs sont bons".
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la mémoire photographie (2198)
Sam Javanrouh, College and University (2011).
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deux heures en apesanteur (611)
Le sujet, c'est "Grandeur et décadence d'un mafioso toulonnais". Vous raconterez les embrouilles, la dope, les putes et les bastons. Vous évoquerez les grosses bagnoles, le sang qui gicle, les coups de pétards, les trahisons. Pour jouer le camp d'en face, vous prendrez des Russes - des faux Russes, mais tatoués, qui roulent les R et picolent de la Smirnoff au litre. Les bastons au ralenti et les clins d'oeil à Scorsese sont autorisés, ne vous en privez pas.
Voilà, c'est tout. Vous avez deux heures.
Voilà, c'est tout. Vous avez deux heures.
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29/08/2011
la mémoire photographie (2197)
Edouard Boubat, 1948. Via CurrrziO.
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28/08/2011
deux heures en apesanteur (610)
Comme l'écrit Robert, un film consacré à des gens mièvres évoluant dans un milieu superficiel risque fort de se révéler lui-même mièvre et superficiel. Quand on se penche sur les seventies cocaïnées, le risque devient énorme (surtout pour Pop9, pris de violents haut-le-coeur dès les premières mesures disco). Ici, la précision de la reconstitution et la justesse de certaines scènes (quels acteurs, tabarnak!) forcent le respect et suscitent l'intérêt.
Fallait le faire, on partait de loin.
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deux heures en apesanteur (609)
Aventure totalement farfelue flirtant parfois avec la série B, l'histoire passe du coq à l'âne, brouille les pistes,
cultive les simulacres, mélange les genres en se foutant royalement de la vraisemblance.
Jacques Morice
cultive les simulacres, mélange les genres en se foutant royalement de la vraisemblance.
Jacques Morice
27/08/2011
deux heures en apesanteur (608)
Un suspense incontestablement daté et un peu foireux (durée excessive, rythme mollasson, mise en scène plan-plan, musique pesante) mais porté par des acteurs nickel qui réussissent grosso modo à sauver l'affaire.
Prenant, par moments.
oOo
"See it and worry".
Geoff Andrew, Time Out.
Prenant, par moments.
oOo
"See it and worry".
Geoff Andrew, Time Out.
la mémoire photographie (2190)
Sparth, Genius (2010).
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la mémoire photographie (2189)
Lara Alegre, 2009.
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ba ba ba ba ba, ba ba ba ba ba
Merci usage du jour.
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26/08/2011
une bibliothèque en désordre (204)
Celui-ci, on l'a gardé au chaud des mois avant de l'ouvrir. Fallait attendre d'être en vacances, en mesure de tout manger d'une traite. C'est qu'on savait qu'il nous plairait (depuis Coeurs solitaires, on a tout dévoré sans retenue), mais aussi qu'on allait morfler, les romans de John Harvey comportant toujours une part de douleur sociale qui cause, qui touche vraiment.
Dans la droite ligne des précédents, ce bouquin sonne juste, comme un vrai blues : triste, sobre et humain.
Dans la droite ligne des précédents, ce bouquin sonne juste, comme un vrai blues : triste, sobre et humain.
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une citation de temps en temps (58)
"Dictionnaire : douteux dispositif académique destiné à entraver l'évolution d'un langage et à en scléroser le fonctionnement".
Ambrose Bierce, Le Dictionnaire du Diable (1911).
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