Ce que j'ai le plus de mal à supporter dans une voiture, c'est le manque de place pour les jambes. La nuit d'avant, j'avais rêvé à mon père. Il était appuyé contre la barrière de son petit pavillon. Il portait encore le complet dans lequel il était mort. D'ailleurs il était mort, dans mon rêve, et complètement pourri.
Lorsque Josh ouvrit les yeux, sa tête se trouvait sous la table basse. La veille, il avait réglé son réveil de voyage puis l'avait posé sur la table. Les vibrations de la sonnerie trouvèrent une sorte de résonance harmonieuse dans le bois, et Josh eut l'impression d'être enfermé à l'intérieur d'une guitare électrique. Sa tête heurta légèrement le meuble lorsqu'il se redressa, il donna alors un grand coup sur le réveil pour se calmer les nerfs.
Le taulard reconverti avait écrit l'histoire de l'Excommunié, une pointure du milieu. Il l'a ensuite adaptée assez proprement, mais sur un faux rythme, façon téléfilm laborieux. Sans la musique soignée et la belle Italienne à la voix rauque, on aurait pris l'eau, parole d'homme.
Un polar rural en forme de western, sec comme un coup de trique et centré sur la figure gabinesque du patriarche réac et autoritaire - la vieille bourrique dépassée mais qui ne reculera jamais.
Un film un brin daté, c'est sûr, mais plutôt bien foutu.
Scorsese's most accomplished, most disciplined movie since Goodfellas. His most gorgeous, too, with the peaches and strawberries and cream palette of early Technicolor films.
Voici une revue fraîchement lancée par les renseignements généreux et à laquelle on souhaite longue vie, puisqu'elle sort de l'ordinaire et n'aspire qu'à susciter la réflexion chez le lecteur, sans lui demander de souscrire à tout ce qui est écrit.
Ça fait du bien.
Notre ami Oliver semble avoir des choses à nous dire. Soit. le problème, c'est que pour ce faire, il nous prend par les épaules puis nous secoue comme des pruniers pendant des heures. On en sort endolori et on lui en veut un peu. Tout ça pour nous informer que le sport pro est malade du pognon, du marketing et du dopage... tu parles d'un scoop, Oliver.
Poser un polar dans le Berlin revanchard, très glauque et bien chaud de 1929 est une bonne idée. Imaginer un héros qui n'attire guère la sympathie en est une autre. Ces deux idées font beaucoup, au point de presque réussir à faire oublier que le bouquin est trop long et son intrigue fort classique. Du coup, on se laissera peut-être tenter par le deuxième épisode de la série annoncée. Pour vérifier.
Cinquante ans d'histoire en 150 minutes avec trois grands cinéastes, plein de vedettes et le Cinérama. Evidemment, on pensa à tirer une morale pacifiste de la guerre de Sécession mais pas à montrer un Noir, ni à faire des Indiens autre chose que des sauvages. Mais on savait écrire une histoire et la jouer, alterner cavalcades et scènes tire-larmes, et même assembler cinq périodes tournées par trois réalisateurs différents. On fit tout ça fort bien. Quiconque a vu ce film à un moment ou un autre s'en souvient forcément.
Quand un film de série dont on n'espérait rien se révèle bien foutu au départ, on se réjouit. Bonne surprise. Quand le même film part en vrille vers la fin, on se trouve fort chagrin, tout ça pour ça, c'est franchement ballot.
Trois titres pour un seul film, une curiosité qui existe sous au moins trois métrages différents. Lee Van Cleef y trouve peut-être son meilleur rôle (avec qu'on lui a offert dans le 39ème Morris & Goscinny), Morricone fait fort et tout est à l'avenant, avec une maîtrise des lois du spaghetti qui vaut bien celle de Leone. Deux particularités bienvenues, de surcroît : peu d'hémoglobine et un goût du faux-semblant assez réjouissant.
Lourd et niais, fatigant puis pénible, ce vilain remake n'a qu'une vertu : susciter chez le spectateur un énorme besoin de grâce, de charme et de légèreté. Besoin qu'il pourra apaiser très simplement, en passant de 1995 à 1954 et de Sydney Pollack à Billy Wilder.
Mon Oncle, 1958. Ce petit Alain Bécourt qui chevauche avec bonheur le fier mustang de tonton Jacques ne joua que dans un film. Le moins que l'on puisse écrire est qu'il aurait pu plus mal tomber. Via ambicicleta.