29/09/2009

une bibliothèque en désordre (64)


Une base historique, une ambiance comme si on y était, des péripéties en rafales, l'humour habituel de Westlake, une solide traduction française : ceci se relit avec délectation. On ne peut plus compter sur Tonton Donald pour en écrire de nouveaux, mais il reste un paquet de pépites — et notamment celle-ci, sans doute la plus brillante de toutes.

deux heures en apesanteur (57)


The hanging was the best show in town, but they made two mistakes they hung the wrong guy and they didn't finish the job.
C'est le Pendez-les haut et court de Ted Post (1968), avec l'étonnante Inger Stevens.

20/09/2009

deux heures en apesanteur (56)


"Achtung, môme, le Winter Winter, c'est de la diablerie". C'est daté et intemporel, bien noir et à se tordre. Granier-Deferre, Boudard, Simonin et Audiard, Ventura, Aznavour et Brasseur (grand-)père, Demick, Rosay et Fratellini... Vous ajoutez Jimmy Smith à la zizique, et zou, vous vous pâmez à chaque fois.

deux heures en apesanteur (55)


Paraît que John Wayne naquit deux fois : en 1907, puis en 1944.
Ce Tall in the Saddle (L'amazone aux yeux verts) révèle surtout une sacrée Ella Raines - garçon manqué, femme réussie.

15/09/2009

tonton frédo fait semblant d'y croire


"Les artistes se souviendront que nous avons eu le courage politique de rompre enfin avec le laissez-faire et de protéger le droit face à ceux qui veulent faire du net le terrain de leur utopie libertarienne".

Frédéric Mitterrand,
15 septembre 2009.

13/09/2009

deux heures en apesanteur (54)


Une Diana Dors adultère et meurtrière anime ce mélo noir écrit par Jonathan Latimer, tourné par John Farrow et rebaptisé La femme et le rôdeur pour les francophones. C'est un peu tarte, mais la belle est brune pendant une partie du film, et plus renversante encore qu'en blonde.

la mémoire photographie (107)


Chelsea, 11 novembre 2009... En regardant ça, Pop9 pense à Sempé (à tort ou à raison, peu importe). C'est une photo admirable qui vient du New York du père Joe, lumière et ombre, multitude et singularité.
Du grand art.

deux heures en apesanteur (53)


Le Sans attendre Godot de ce vieil anar de John/Jean Amila, adapté par l'auteur, filmé par Yves Allégret, avec Edwige Feuillère et Sophie Daumier, Jean Servais en caïd façon Droopy, Bernard Blier en cave et deux énergiques débutants, Bruno Cremer et Alain Delon.

12/09/2009

la mémoire photographie (106)


Le grand Willy Ronis, 99 piges et toute sa tête, a lâché la rampe cette nuit.
C'est véritablement une page qui se tourne, celle des Capa, Cartier-Bresson et autres Doisneau, celle des témoins souvent engagés d'un monde de prolos en noir et blanc.

10/09/2009

deux heures en apesanteur (52)


Bakayaa, bakayaaaa...
Ce film est la daube suprême, un maître-étalon du nanard, un truc remarquable dans son genre, un objet de culte à conserver pieusement au pavillon de Breteuil pour venir se prosterner devant. Respect.

09/09/2009

deux heures en apesanteur (51)


Ce truc-là est émouvant, drôle, triste, tendre, sincère...

Ce truc-là a quelques défauts (assumés ici) et un sérieux paquet de qualités.

comme son nom l'indique


Le Samaritain est bon (il se fait parfois un peu rare, mais il est franchement bon).

07/09/2009

deux heures en apesanteur (50)


S'il est encore permis d'être sensible à un certain populisme, on aimera vachement cette veine simple et humaine, à la Dabit, ce taxi bonhomme et cette provinciale paumée.
Les gagne-petits du Paris des années cinquante avaient une allure à la fois miteuse et digne. Ils devaient puer la vieille aisselle, mais ils avaient de bonnes gueules.

05/09/2009

deux heures en apesanteur (49)


Connu (ou pas) en France sous le titre Ça commence à Vera Cruz, ce film est une petite chose pas prétentieuse mais bien foutue.
Une course-poursuite mexicaine, d'excellents dialogues et, surtout, une Jane Greer à tomber par terre.

04/09/2009

signalétique atypique (62)


C'est vrai, ils ont souvent l'air sympa, mais certains sont sûrement capables de mordre.

Image pêchée sur le blog Polyphème.

une deuxième chance pour sugar man


Les deux albums de Sixto Rodriguez n'ayant eu que peu de succès, l'homme reprit ses études. Quarante ans après, alors que certains le croyaient mort, sa fille découvrit qu'il existait une sorte de culte à son endroit. Du coup, il fait son retour. Ecoutez Cold Facts (1969), fraîchement réédité : on se demande comment cette merveille a pu faire un flop la première fois.

02/09/2009

signalétique atypique (61)


Baby, baby,
I'm aware of where you go
Each time you leave my door

01/09/2009

deux heures en apesanteur (48)


Philippe de Broca adapte Jules Verne en bousculant quelque peu le roman, son film rebondit sans cesse, on pense souvent à Hergé, c'est balaise, virtuose, ça détend très aimablement le spectateur, et Alexandrine Pinardel est bien jolie.

signalétique atypique (60)

une bibliothèque en désordre (63)


Une histoire d'homicide involontaire signée par un des coscénaristes du Vertigo d'Hitchcock (Sueurs froides), bien construite, même si presque tous les romans policiers datant de 1953 ont aujourd'hui quelque chose de désuet. Et puis crotte, le désuet va bien aussi, avec un vieux Gallimard cartonné un peu moisi et son odeur de grenier.

"le porno prospère sur la merde ambiante"


Article XI flingue avec soin l'industrie du X et sa représentation malsaine de la sexualité. Ça va mieux en le (re)disant.


Photo : Edouard Levé, galerie Loevenbruck.